Mon Dieu, je suis allé dans mes 20 ans à Auschwitz. Envie de vomir, impossible de rentrer dans les blocks. La guerre, la violence, tout cela me révulse. Impossible aussi de me promener en Allemagne et de voir une mamie sans me demander si elle a, un jour, fait le salut nazi. Pourtant, j'aime beaucoup les allemands. Mon Dieu, quand feras-tu qu'on ne revoie plus jamais ça ? Plus jamais, tu comprends ? Dis, tu comprends vraiment ?
Paroles : Barbara
Musique : Barbara
1965
Bien sûr, ce n'est pas la Seine,
Ce n'est pas le bois de Vincennes,
Mais c'est bien joli, tout de même,
A Göttingen, à Göttingen,
Pas de quai et pas de rengaines,
Qui se lamentent et qui se traînent,
Mais l'amour y fleurit quand même,
A Göttingen, à Göttingen,
Ils savent mieux que nous, je pense,
L'histoire de nos rois de France,
Hermann, Peter, Helga et Hans,
A Göttingen,
Et que personne ne s'offense,
Mais les contes de notre enfance,
"Il était une fois", commencent,
A Göttingen,
Bien sûr, nous avons la Seine,
Et puis notre bois de Vincennes,
Mais, Dieu, que les roses sont belles,
A Göttingen, à Göttingen,
Nous, nous avons nos matins blêmes,
Et l'âme grise de Verlaine,
Eux, c'est la mélancolie même,
A Göttingen, à Göttingen,
Quand ils ne savent rien nous dire,
Ils restent là, à nous sourire,
Mais nous les comprenons quand même,
Les enfants blonds de Göttingen,
Et tant pis pour ceux qui s'étonnent,
Et que les autres me pardonnent,
Mais les enfants se sont les mêmes,
A Paris ou à Göttingen,
Ô, faites que jamais ne revienne,
Le temps du sang et de la haine,
Car il y a des gens que j'aime,
A Göttingen, à Göttingen,
Et lorsque sonnerait l'alarme,
S'il fallait reprendre les armes,
Mon coeur verserait une larme,
Pour Göttingen, pour Göttingen...
Editions Métropolitaines